Janvier 2019


La prochaine conférence




Vendredi 8 février 2019 à 20 heures
à la Salle des congrès de la piscine
rue de la piscine
à SAINT-AVOLD
Conférence de GABRIEL BECKER


Le Ban Saint-Jean


Le Ban Saint-Jean qui connaît ? Et pourtant ! Ancien camp de sûreté de l’armée française hébergeant les soldats du 146e Régiment d’infanterie de forteresse, situé entre Denting, Coume, Momerstroff et Niedervisse, il est transformé par les Nazis de 1941 à 1944 en camp de transit pour 300 000 prisonniers soviétiques qui y vécurent dans des conditions épouvantables.

On retient généralement le chiffre de 22 000 morts répartis dans 204 fosses communes dénombrées en 1945. Devenu cimetière ukrainien, 2 879 corps ont été transférés à Noyers- Saint-Martin dans l’Oise.

Depuis 2000 et grâce au travail de Gabriel Becker, on assiste à un renouveau de la mémoire avec l’érection en 2012 d’une grande stèle, la création en 2014 d’un sentier pédagogique et l’accueil de familles des victimes.

Gabriel Becker est vice-président de l’A.F.U., Association Franco-Ukrainienne pour la réhabilitation du charnier du Ban Saint-Jean, auteur de quatre livres sur le sujet. Il viendra nous présenter les méandres de cette sombre histoire. Depuis 19 ans, l’auteur, professeur agrégé d’allemand en retraite, recueille témoignages, documents d’archives, objets-souvenirs pour réanimer ce site.
Il dédicacera les trois livres suivants : Ban Saint-Jean, le drame ukrainien en France (25 €) ; Ban Saint-Jean, la Revie (25 €) ; Ban Saint-Jean, Nadejda : Espoir (25 €).




Fêtes et traditions



L’ÉPIPHANIE OU DREIKÖNIGSFEST

par Pascal Flaus

L’origine sémantique

L’Épiphanie, vient du grec "
apparition". Elle est célébrée par les églises d’Occident et d’Orient et rappelle l'adoration des Rois Mages ayant suivi l’étoile de Bethléem.


L’origine de cette vénération

C’est l’évangile de Matthieu qui évoque dans le cadre du récit de la naissance de Jésus-Christ, la vénération du sauveur par des mages d’Orient. Il s’agissait très vraisemblablement de prêtres Zoroastre originaires de Perse ou de Babylone qui rencontrèrent d’abord Hérode à Jérusalem puis se rendirent à Bethléem en suivant l’étoile.
Ils vénérèrent l’enfant de la crèche en apportant des présents chargés de symboles :
- l’or : qui signifiait que l’enfant est roi,
- l’encens : l’enfant de la crèche est prêtre d’Israël,
- myrrhe : le fils de Dieu s’est fait homme, il mourra sur la croix et son corps sera embaumé avec de la myrrhe.
C’est un père de l’Église, Origène (185-254), qui affirma qu’ils furent au nombre de trois : Gaspard, Melchior et Balthazar.


Le culte en Occident

Selon la "
Légende dorée" de Jacques de Voragine, sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin Ier, aurait lors d’un pèlerinage en Terre Sainte trouvé les reliques des Rois vers 326. Elle les offrit à l’évêque Eustache de Constantinople, qui les transféra à Milan à l’église Saint-Eustache. L’évêque Rainer von Dassel, les obtint en cadeau de l’empereur Frédéric Barberousse après sa victoire sur Milan, en 1164. Cet évêque les offrit, à la cathédrale de Cologne où elles se trouvent toujours exposées à la vénération des fidèles. Leur transfert en Rhénanie, donna lieu à un début de vénération qui se propagea rapidement sur "l’axe de la catholicité" ( il s’agit là, de toute une série d’États catholiques, d’Italie du nord (États papaux, Lombardie, Savoie, Alsace, Lorraine, Pays-Bas espagnols) qui ont des traditions communes dans le domaine religieux avec un culte des saints et certaines traditions populaires identiques : Saint Nicolas de Bari à Amsterdam, les 14 Saints auxiliaires, sainte Barbe).

Au XIIe siècle, on croyait que les Rois représentaient les trois continents : Europe, Asie et Afrique (l’Amérique n’est pas encore connue). Gaspard représentait l’Afrique, Melchior l’Europe et Balthazar l’Asie.


Les traditions en Lorraine

Depuis le XVIe siècle, les enfants de chœur, déguisés et portant l’étoile de Bethléem, sillonnaient, pendant huit jours, les villages. Ils s’arrêtaient aux maisons pour y chanter un vieux cantique, une chanson de quête, de 14 strophes, qui racontait l’arrivée des Rois en Palestine. Ce chant rappelle les mystères du Moyen-Âge, petites piéces jouées sur les parvis des églises et des cathédrales : «
Es kommen drei Könige aus dem Morgen -Land, sie kommen daher von Gott gesand … ». Puis un des rois, prend la parole et dit : « Ich bin der kleine König gib mir nicht zu wenig, lasst mich nicht so lange stehen, wir müssen heute Abend noch weiter gehn ». Les familles qui les accueillaient, leur donnaient une pièce ou une tranche de gâteau appelée tranche du pauvre. Ils les remerciaient en chantant les paroles suivantes : « Ihr habt uns eine Bescherung gegeben, drum sollt ihr das Jahr mit freude erleben. Ihr und eure Kinder » et ils bénissaient leur demeure.

Si les familles refusaient de donner une obole, ce qui était très rare, les rois se faisaient carrément vulgaires : «
Ihr habt uns keinen Taler gegeben, euch soll das Hemd dann am Arsch ankleben. Ihr und eure Kinder ». « Vous ne nous avez point donné d’argent, que la chemise vous colle au c... » .

Les rois, avant de quitter les lieux, rajoutaient à la craie sur chaque demeure pour signer leur passage « Christus Mansionem Benedicat », en abréger, ce qui veut dire : "Christ bénit cette maison", .





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