Novembre 2018


Conférence du CCL à Freyming





Stacks Image 47




La prochaine conférence à Saint-Avold



Vendredi 23 novembre 2018 à 20 heures
Salle des Congrès de la piscine
Rue de la piscine
SAINT-AVOLD




LA DIFFICILE SORTIE DE GUERRE
DES FELDGRAUEN MOSELLANS : 1918-1920.

par Jean-François THULL


Le sort des soldats mosellans enrôlés dans l’armée allemande pendant la Grande Guerre a longtemps été assimilé à celui des incorporés de force dans la Wehrmacht à partir de 1942. Ce faux parallélisme lesté d’intentions partisanes ne résiste pourtant pas à l’analyse historique.

Depuis 1870, deux générations ont passé et les jeunes hommes natifs du pays mosellan qui sont mobilisés à partir de 1914 dans la Heer ont été formés dans le creuset du Reich wilhelmien, autorité légale sur le plan du droit international et reconnue comme telle. Ainsi, dans leur immense majorité, les soldats mosellans se sont battus loyalement sur tous les fronts pendant quatre années et ont tenu jusqu’au bout avec leurs camarades de tranchées bavarois, saxons, westphaliens ou prussiens.

En novembre 1918, au retour dans leurs foyers, les Feldgrauen Mosellans sont accueillis avec suspicion et peinent à se réinsérer dans le nouveau contexte national français où, dans un climat d’ivresse tricolore, seuls sont célébrés les Poilus victorieux.

Interdiction leur est faite de manifester de quelque manière que ce soit leur singularité. Ils sont contraints de se taire ou de verser dans la légende cocardière des soldats qui auraient combattus « sous uniforme allemand mais avec un cœur français ».

Il s’agit de montrer ici comment ces hommes ont successivement connu l’humiliation, la mystification puis l’oubli, et de s’interroger, en conclusion, sur la place occupée par ces « soldats d’entre-deux » de la Grande Guerre dans l’historiographie et le contexte mémoriel d’aujourd’hui.


Jean-François THULL est né à Metz en 1977. Titulaire d’un Master 2 en histoire contemporaine de l’Université de Lorraine (site de Nancy). Cadre de la fonction publique territoriale, il est depuis 2013 responsable de la Cité royale de Loches. Il est l’auteur de Jean de Pange, un lorrain en quête d’Europe (2008) ; La Moselle de A à Z, abécédaire d’un pays singulier (2014), Claus Schenk von Stauffenberg, le chevalier foudroyé (2015) ; Entre deux patries (2017). Le conférencier dédicacera son dernier ouvrage « Entre deux patries », au prix de 13 Euros.




Conférence à Creutzwald



181015 CONF Cimetiere american_facebook




Cartes postales et histoire de Saint-Avold




Bien des pans de l'histoire de Saint-Avold de la période 1890-1950 ont pu être reconstitués, complétés ou simplement confirmés par l'examen attentif des nombreuses cartes postales, anciennes ou plus récentes, aujourd'hui disponibles.

Ces précieuses images, nous les devons d'abord aux photographes et éditeurs pionniers qui, dans les années 1890-1920, ont exercé leur talent pour fixer les réalités de leur temps, grâce aux progrès de la photographie et de l'imprimerie, permettant dès lors de réaliser des vues de grande qualité, reproductibles à l'infini. Il leur manquait toutefois, à l'origine, un moyen de diffusion pour développer ces nouveautés. La carte postale, alors en plein essor, allait devenir le vecteur qui rendit rapidement l'activité lucrative.

Nous devons également ces documents aux amateurs passionnés qui ont constitué, conservé et transmis des collections de ces œuvres. Celles-ci sont aujourd'hui aisément accessibles grâce aux collectionneurs contemporains qui consentent parfois des dépenses considérables pour acquérir tel ou tel élément rare.

À l'examen de ces collections, on observe des redondances ici ou là. Une même vue pouvait en effet être acquise par différents éditeurs qui la présentaient, chacun à sa façon, sous leur nom. D'autre part, il n'était pas rare de voir des photographes de l'époque assurer eux-mêmes l'édition d'une partie de leur production.

Saint-Avold était un site recherché par les photographes et les éditeurs de cartes postales. La ville recelait en effet plusieurs monuments de belle facture, notamment l'église abbatiale du XVIIIe siècle, la chapelle NotreDame de Bon-Secours devenue basilique mineure en 1932, la chapelle Sainte-Croix de la fin du XVe siècle et l'église luthérienne, belle œuvre de l'architecture néo-gothique. À cela s'ajoutait le pèlerinage marial qui drainait beaucoup de monde. Certains pèlerins envoyaient des cartes postales à leurs proches, d'autres repartaient après en avoir acquis à titre de souvenir.

Le deuxième centre d'intérêt de la ville était son imposante garnison, qui comportait plus de 2 500 soldats allemands en 1914. Ceux-ci furent en partie remplacés par des militaires français à partir de 1919. Ces hommes formaient une clientèle de choix, la carte postale étant le support privilégié pour la correspondance avec leurs familles. De plus, beaucoup d'entre eux souhaitaient figurer sur des photos-souvenirs les montrant en uniforme, individuellement ou en groupe. Autant de clients pour nos photographes !

Les sujets fréquemment reproduits sur ces cartes postales, outre les portraits et les monuments cités ci-dessus, étaient les rues principales et les deux places de la ville : la rue du Couvent (rue de Gaulle aujourd'hui), la rue de Longeville (rue Hirschauer), la rue de Hombourg (rues Poincaré et Mangin), la place du Marché (place de la Victoire) et la place du Kornmarkt (marché aux grains), où débute aujourd'hui l'avenue Clemenceau.


La suite de cet article signé René Helfenstein et André Pichler est à lire dans le dernier numéro du Cahier du pays Naborien
actuellement disponible à l'Office de Tourisme de Saint-Avold.

Les membres de la SHPN qui ne l'ont pas encore fait sont invités à retirer ce Cahier auquel ils ont droit
à la même adresse.

Cahier29 - copie




La Bibliothèque de la S.H.P.N.


Comment s'y rendre ?
Quels sont les horaires ? Qu'y trouve-t-on ?



Votre adhésion fait notre force !

Soutenez-nous, adhérez !